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Redécouverte
LAWRENCE D'ARABIE revient en copie neuve!
Du : jeudi 30 juillet 2026Au : mardi 11 août 2026

LAWRENCE D'ARABIE revient en copie neuve!

Redécouvrez l'épopée David Lean en version restaurée. Images sublimes, film de légende.

En 1916, le jeune officier britannique T. E. Lawrence est chargé d’enquêter sur les révoltes arabes contre l’occupant turc. Celui qu’on appellera plus tard «Lawrence d’Arabie» se range alors du côté des insurgés et, dans les dunes éternelles du désert, organise une guérilla. Personnage brillant mais controversé, il va mener des batailles aux côtés de ses alliés et changer la face d’un empire.

" Avec ses trois heures et quarante-sept minutes de projection en salles climatisées, la reprise en version restaurée 4K de Lawrence d'Arabie (1962) a de sérieux atouts pour attirer les foules en cet été propice aux canicules. Mais au-delà du rafraîchissement temporaire qu'elle pourra procurer, la superproduction de David Lean demeure, soixante-quatre ans après sa sortie triomphale, une séduisante épopée où le grand spectacle se teinte d'intimisme et de nostalgie. Monteur de formation, le réalisateur de Docteur Jivago a toujours eu le génie de l'agencement des plans: l'enchaînement entre une allumette qui s'éteint dans les doigts de Peter O'Toole et le soleil qui se lève sur les dunes du Wadi Rum fait ainsi basculer le film de la réalité grise à un monde où tout serait possible. Ce monde fantasmé, c'est celui de Thomas Edward Lawrence (1888-1935), officier de liaison des services secrets britanniques pendant la Première Guerre mondiale, un amoureux du désert dont le rêve d'une nation arabe indépendante une fois l'Empire ottoman vaincu va finir par inquiéter son propre état-major. David Lean raconte sa geste en deux temps: l'édification du mythe, puis la déconstruction de cette légende — quand le meneur d'hommes est rattrapé par ses faiblesses et par la réalité de la géopolitique. Deux scènes de bataille se font écho: la prise audacieuse du port d'Agaba avec quelques centaines d'hommes, puis le massacre sans gloire de soldats turcs pendant lequel la djellaba blanche de Lawrence est souillée par le sang. Dans le rôle-titre, Peter O'Toole est stupéfiant d'ambiguïté, entre esprit de conquête et masochisme, héroïsme et mythomanie... "  Samuel Douhaire, Téléram

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