Cycle EstivalRétrospective Cinéma et Littérature: BARRY LYNDONmardi 14 juillet 2026 à 15:30

Le cycle Cinéma et Littérature commence cette semaine. Chaque film passera trois fois au cours de l'été. On démarre fort cette semaine avec entre autre une séance spéciale le 14 juillet, de BARRY LYNDON, le film qui nous explique pourquoi on a coupé des têtes...
Au XVIIIe siècle en Irlande, à la mort de son père, le jeune Redmond Barry ambitionne de monter dans l'échelle sociale…. La perfection kubrickienne à son paroxisme. En 1975, Stanley Kubrick adapte le roman picaresque fleuve de William Thackeray, "Mémoires de Barry Lyndon", et révolutionne le film d'époque: 300 jours de tournage en Irlande et en Angleterre, les costumes de Milena Canonero, la musique de Schubert et Haydn, et surtout un travail sur l'image époustouflant. Désireux de reproduire pour la première fois à l'écran les éclairages à la bougie, Kubrik fait construire une caméra équipée d'objectifs ultrasensibles initialement conçus pour les satellites de la NASA! Cela donne de somptueuses scènes d'intérieurs qui changent à tout jamais la manière de filmer le passé. Au delà de la prouesse technique, Barry Lyndon reste une immense fresque romantique sur l'ascension et la chute d'un homme.
"On ne pouvait s'attendre à ce que Kubrick nous donne du XVIIIe siècle une image convenue, mythique et mystificatrice, faite de légèreté et de paillardise, de frivolité et bonheur vaporeux. Barry Lyndon restitue à ce temps sa gravité, son poids historique: à bien des égards, le monde moderne est né du siècle des lumières et Kubrick, s'interrogeant depuis dix ans sur le futur, allait être conduit à remonter aux origines (...) La vie de Barry Lyndon, avec sa seconde partie de plus en plus sombre, devient ainsi la métonymie du siècle, trace une parabole qui conduit au néant." Michel Ciment
